Création de personnages à partir de tâches

En collaboration avec Psikonaute

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D’encre ou de café, de matière ou de peinture, qu’elle se fasse remarquée sur un mur ou qu’elle fasse tache sur une toile, qu’elle attire l’attention ou qu’elle ruine des heures de travail, la tache interroge. Doit-on la cacher, la magnifier, quelle tache vaut le coup ? La tache, accident, peut donner naissance à d’autres taches : par tentative d’effacement, d’absorption, d’étalage, de recouvrement… la tache devient tâche. Tâcher de cacher, de transformer… ou de révéler. Les taches rencontrées par accident, taches éphémères de notre paysage urbain, mérite-t-elle, qu’on se souviennent ? Que l’on garde une trace de leur existence ? Finalement c’est une comme une histoire de famille… Qui sont ces taches dont personne ne parle ?

Peur de la tache sur la nappe de mamie au commencement puis peur du comportement qui « fait tache ». Peur de l’accident, de l’oubli, peur de la tache d’huile qui entache. « Tâche de bien te comporter, d’honorer ton nom, tâche de garder le secret… » et de tâche en tâche on forme une famille de taches. Notre travail magnifie la tache, essentielle au processus de création. Célébrer la tache inspiratrice, mystérieuse, polymorphe, c’est explorer les possibles, faire le portrait d’une famille idéale. Notre famille idéale célèbre et accueille les taches. C’est une famille qui, à leur contact, se découvre, s’harmonise, se renforce et s’enrichit.. Au détour de la tache, le contour du cercle familial s’élargit pour définir une généalogie universelle, ouverte au monde et à la différence.

 

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6 novembre 2016

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